« Dès que je sens l’odeur de l’asphalte, je pense à Maureen. C’est la dernière chose dont je me souvienne, l’odeur épaisse de l’asphalte.
Et la première chose que j’ai vue en émergeant, c’était son visage.
Elle a dit qu’elle réparerait ma bécane. Gratos. Sans aucun engagement de ma part.
C’est là que j’aurais dû piger que les choses ne sont jamais aussi simples.
Ouais, quand je pense à Maureen, je pense à deux choses: l’asphalte, et les galères. »

Comment parler de jeux vidéo sans citer Full Throttle et les légendaires point-and-click de LucasArts ?
D’abord, il y a Tim Schafer, réalisateur du jeu, qui créera plus tard Double Fine Productions.
Ensuite, Peter McConnell, pour l’univers musical incroyable et franchement immersif.
Mais surtout, Peter Chan et Larry Ahern, pour les dessins mémorables et l’animation des personnages, unique à l’époque.
Enfin, Ron Gilbert, pour la création du moteur de jeu SCUMM, conçu au départ pour le jeu Maniac Mansion.

Moi, quand j’étais enfant, je jouais sur un vieux Power Mac à The Dig, Day of the Tentacle, et évidemment Full Throttle.

Les aventures de Ben, chef d’un gang de motards qui est témoin malgré lui du meurtre du fondateur de Corley Motors, une entreprise très inspirée de Harley-Davidson. Le meurtre est en fait orchestré par le vice-président de Corley Motors, qui souhaite transformer les usines de fabrication de ces bolides à deux roues pour fabriquer des minibus. L’horreur, la trahison !

Nous voilà partis dans l’Amérique profonde, dans une aventure qui sent l’huile et l’essence. Nous voilà transportés dans un univers futuriste, dystopique, sombre et violent, mais étrangement familier et rassurant, pour sauver l’empire Corley Motors et retrouver notre liberté.

Point-and-click mythique des années 90, j’ai adoré rejouer à Full Throttle dans sa version remasterisée (sortie en 2017 par Double Fine Productions), enrichie des commentaires audio de l’équipe.

Si vous voulez un morceau de culture du jeu vidéo, n’hésitez pas une seconde : foncez !